Une parole de sollicitude pour Baruc
Une courte parole personnelle pour Baruc, épuisé d'écrire et ne trouvant aucun repos. On ne lui dit pas que sa douleur est petite. On lui dit que notre Père arrache ce qu'il a planté ; que Baruc ne recherche donc pas de grandes choses : sa vie, voilà ce qu'il garde.
45 1Parole que Jérémie le prophète adressa à Baruc, fils de Nérija, lorsqu'il écrivit ces paroles dans un rouleau sous la dictée de Jérémie, la quatrième année de Jojakim, fils de Josias, roi de Juda : 2Voici ce que notre Père d'Israël te dit, Baruc :
3Tu as dit : « Malheur à moi ! Car notre Père a ajouté le chagrin à ma douleur ; je m'épuise à gémir et je ne trouve pas de repos. »
4Dis-lui : Voici ce que dit notre Père : Ce que j'ai bâti, je le renverse, et ce que j'ai planté, je l'arrache — dans tout le pays. 5Et toi, rechercherais-tu de grandes choses pour toi-même ? Ne le fais pas. Car je fais venir le malheur sur toute chair, déclare notre Père, mais partout où tu iras, je te donnerai ta vie comme butin. a a v5 « Ta vie comme butin » était une expression du champ de bataille : dans la ruine à venir, Baruc s'échapperait sans rien d'autre que sa vie — et cela même était le don que notre Père promettait de préserver.